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Titre : | Osons prendre le temps de soigner (2025) |
Auteurs : | Yannis Constantinidès |
Type de document : | Article |
Dans : | Santé mentale (294, Janvier-Février 2025) |
Article en page(s) : | p. 34-38 |
Note générale : | Cet article fait partie du dossier " On a plus le temps de soigner! " |
Langues: | Français |
Descripteurs : |
HE Vinci Déontologie ; Epoque contemporaine (1789-...) ; Gestion des soins aux patients ; Gestion du temps ; Précipitation ; Relations entre professionnels de santé et patients ; Subjectivité ; Temps |
Mots-clés: | Humanisation des soins ; Posture soignante |
Résumé : |
À notre époque, lurgence est partout
Un rapport « hystérique » au temps sinvite jusque dans les soins. Peut-on saffranchir de la tyrannie de linstant à venir et retrouver la disponibilité psychique nécessaire pour soigner ?
Être aux petits soins suppose de prendre tout son temps, or de nos jours le temps manque cruellement. Toujours pressés (1), les soignants saffairent, courent dans tous les sens, sans même parfois avoir le temps de manger ou de satisfaire leurs besoins naturels (2) Ils sont engagés à leur corps défendant dans un compte à rebours perpétuel, contraints de mesurer rigoureusement le temps passé avec un patient pour ne pas (trop) en manquer avec les autres. Cette ambiance apocalyptique nest pas sans rappeler lattente anxieuse du Jugement dernier par les premiers chrétiens, à cette différence près que lon nespère plus dissue heureuse dans le cas du soin, les choses ne semblant pas sur le point de sarranger. La célèbre formule de Saint Paul, « le temps est court désormais » (3), résonne tout de même fortement à nos oreilles, si lon met de côté lespérance messianique en des jours meilleurs. Le temps sest en effet raccourci avec laccélération générale de toutes choses (4), comme sil sétait contracté. Le paradoxe de notre époque est que nous navons jamais eu autant de temps libre, mais que nous avons toujours limpression désagréable den manquer. Notre sensibilité a été profondément remaniée par les rapides progrès techniques des deux derniers siècles, qui nous ont fait prendre goût à livresse de la vitesse. Qui parmi nous a vraiment la patience de regarder le soleil se coucher ou découter le chant des oiseaux sans rien faire dautre en même temps ? La lenteur est-elle encore psychologiquement supportable ? [...] |
Disponible en ligne : | Non |
Exemplaires (1)
Cote | Support | Localisation | Section | Disponibilité |
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Santé mentale. 294 (Janvier-Février 2025) | Périodique papier | Woluwe | Espace revues | Consultation sur place uniquement Exclu du prêt |