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Titre : | Santé & société : recherches et analyses du Service d'études de la Mutualité chrétienne |
Type de document : | Périodique |
Editeur : | [S.l.] : Alliance nationale des mutualités chrétiennes |
Langues: | Français |
Disponible en ligne : | Oui |
En ligne : | https://www.mc.be/actualite/santeetsociete# |
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Liste des numéros ou bulletins :
Paru le : 01/03/2023
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Titre : Davantage de personnes avec le statut de bénéficiaire de lintervention majorée (2023) Auteurs : Hervé Avalosse ; Gauthier Vandeleene ; Tom De Spiegeleer Type de document : Article Dans : Santé & société (5, Mars 2023) Article en page(s) : p. 6-33 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Aide publique ; Assurance maladie ; Belgique ; Droit ; Pauvreté ; Précarité ; Programmes nationaux de santéRésumé : Afin daméliorer laccès financier aux soins, lassurance obligatoire soins de santé (AO) prévoit
un dispositif particulier pour les ménages ne disposant que de faibles revenus : cest le statut
de bénéficiaire de lintervention majorée (BIM). Grâce à lui, les remboursements de lAO sont
plus élevés, de sorte que les tickets modérateurs à charge des patient·es sont moindres. De
plus, ce statut permet également daccéder à dautres aides en dehors de lAO. Ainsi, pour
faire face à la crise énergétique, le droit au tarif social énergie a été ouvert aux BIM. En 2021,
19% de la population belge est BIM. Cette proportion était de 15% en 2008. Une telle pro-
gression justifie quon se penche sur lévolution de ce statut et sur ses bénéficiaires.
En examinant les données de la MC, il apparaît que certaines catégories de la population
sont davantage susceptibles de bénéficier de ce statut : les familles unipersonnelles, mono-
parentales, les femmes, les invalides, les chômeur·euses, les plus âgés mais aussi les plus
jeunes. Il est frappant de constater quà Bruxelles et Anvers, respectivement, 37% et 40% des
moins de 18 ans sont BIM. Sur 15 ans, on constate de manière générale un rajeunissement des
BIM, bien que les pensionné·es restent prépondérant·es.
Derrière cette progression des BIM au sein de la population, il y a non seulement un ap-
pauvrissement de certaines tranches de la population, mais aussi des évolutions législatives :
le droit a été progressivement étendu de sorte que tout ménage ayant de faibles revenus peut en faire la demande. Certaines populations à risque dêtre BIM sont en augmentation,
comme les invalides et les bénéficiaires du revenu dintégration sociale (RIS). De plus, pour
diminuer le
non-take-up (soit le fait que certaines personnes ne demandent ou nobtiennent
pas le droit alors quelles y sont bien éligibles), des procédures administratives innovantes ont
été développées, en sappuyant sur des échanges dinformations entre diverses instances :
Le droit automatique au statut BIM sapplique aux personnes ayant déjà un droit social
spécifique délivré par une autre administration ayant procédé à une enquête sur les reve-
nus (par exemple, le RIS), sans démarche supplémentaire ;
Le flux proactif recourt aux données fiscales et permet la détection des ménages ayant un
droit potentiel au statut BIM. Ils sont alors contactés par leur mutuelle et invités à introduire
une demande.
Réduire le
non-take-up est un enjeu collectif. Le flux proactif y contribue certainement mais il
présente aussi des limites : les données fiscales ont du retard et il y a encore une démarche à
faire par la personne contactée. Or, pour certaines catégories de la population, des informa-
tions plus récentes sur les revenus sont disponibles. En autorisant les mutuelles à y accéder,
elles pourraient alors leur ouvrir « doffice » le droit. Utilisation intelligente des données, auto-
maticité et proactivité restent donc à lagenda.
Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-5-davantage-de-personnes-avec-le-statut-BIM_tcm49-78100.pdf
Titre : Les inégalités de santé commencent dès la naissance (2023) Auteurs : Jesse Berwouts ; Gauthier Vandeleene ; Hervé Avalosse Type de document : Article Dans : Santé & société (5, Mars 2023) Article en page(s) : p. 34-49 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Durée du séjour ; Facteurs de risque ; Facteurs socioéconomiques ; Inégalité sociale ; Maternités (hôpital) ; Nouveau-né ; Protection de l'enfance ; Réadmission du patientRésumé : Dans notre étude précédente, nous avons analysé le lien entre la politique de réduction
du séjour en maternité et le risque de réadmission à lhôpital des femmes et leurs nou-
veau-nés (Vandeleene & Avalosse, 2021c). Il en est ressorti que ce type de décision poli-
tique devrait tenir compte du fait que plusieurs facteurs peuvent influencer le risque de
retourner à lhôpital des nouveau-nés. Dans la présente étude, nous évaluons lesquels
parmi ces facteurs ont une influence significative sur le risque de réadmission des nou-
veau-nés. Pour cela nous construisons un modèle de régression logistique multiniveau,
afin didentifier les effets de facteurs tels que le statut de Bénéficiaire de lIntervention
Majorée (BIM) et la durée du séjour en maternité, entre autres. Grâce à cette analyse,
nous montrons que le risque de réadmission est en premier lieu déterminé socialement :
les nouveau-nés BIM sont plus à risque dêtre réadmis, indépendamment des autres fac-
teurs de risque. Si avant lintroduction de la politique de raccourcissement de la durée de
séjour en maternité, un court séjour était associé à un risque plus élevé de réadmission,
après la réforme en 2015, ce nest plus le cas, en raison de la prise en charge plus systéma-
tique par un suivi postnatal. Nous constatons également que les différences de risque de
réadmission entre les hôpitaux sont négligeables. Les hôpitaux et les séjours écourtés en
maternité ne semblent donc pas les principaux responsables des réadmissions, mais bien
les inégalités sociales. Nous insistons sur le fait que pour les familles qui présentent un
risque de précarité économique, il est important de sassurer que la famille sera en mesure
davoir des suivis prénatals et postnatals suffisants, grâce à, entre autres, un trajet de soins
standardisé.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-5-les-inegalites-de-sante-commencent-des-la-naissance_tcm49-78102.pdf
Titre : Mise en uvre du BelRAI : Pas à pas vers une nouvelle échelle dévaluation uniforme pour nos soins (2023) Auteurs : Koenraad Pauwelyn Type de document : Article Dans : Santé & société (5, Mars 2023) Article en page(s) : p. 50-61 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; Echelle d'évaluation ; Évaluation des besoins ; Planification des soins du patient ; Qualité des soins de santé ; Soins à domicile ; Soins infirmiers en gériatrie ; Sujet âgéRésumé : Fin des années 1980, début des années 1990, une nouvelle échelle dévaluation des be-
soins en soins a été développée aux États-Unis dans le cadre des soins aux personnes
âgées : le « Resident Assessment Instrument », en abrégé, le RAI. Depuis son introduction
dans les années 1990, de nombreux pays dans le monde entier lont adoptée. Un instru-
ment permettant didentifier au mieux les besoins des personnes nécessitant des soins est
souvent considéré comme essentiel en politique des soins pour pouvoir optimiser leur
qualité. En Belgique, on a également choisi dutiliser le RAI, quon appellera par la suite
le BelRAI. Dans cet article, nous revenons sur le chemin parcouru et les difficultés rencon-
trées. On y envisage également lutilisation de loutil dans divers secteurs et ce quon peut
en attendre.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-5-mise-en-oeuvre-du-belrai_tcm49-78104.pdf
Titre : Budget des soins de santé 2023 (2023) Auteurs : Saskia Mahieu ; Sophie Cès Type de document : Article Dans : Santé & société (5, Mars 2023) Article en page(s) : p. 62-73 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; Budget ; COVID-19 ; Enquêtes sur les soins de santé ; Gouvernance partagée des soins infirmiers ; Politique de santé ; Réforme des soins de santéRésumé : La préparation du budget 2023 a été marquée par limpact budgétaire de la pandémie
de COVID-19, la pénurie croissante de personnel soignant, la forte inflation et la hausse
des prix de lénergie. Dans certaines disciplines, les prestataires de soins se déconven-
tionnent massivement compromettant ainsi la sécurité tarifaire pour le·la patient·e. Les
discussions budgétaires pour lattribution du budget des soins de santé en 2023 ont donc
fortement été influencées par le contexte dans lequel les prestataires de soins travaillent
aujourdhui.
Finalement, le Conseil général aura approuvé à lunanimité un budget pour les soins de
santé en 2023 observant la proposition du Comité de lassurance. 35,3 milliards deuros
seront mis à disposition des soins de santé. La marge budgétaire a été allouée en priori-
té pour soutenir les prestataires et les établissements de soins de santé ainsi que pour
assurer laccessibilité financière des soins aux patient·es.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-5-budget-des-soins-de-sante-2023_tcm49-78099.pdf
Paru le : 01/12/2022
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Titre : Inégaux face à la santé : Étude quantitative des inégalités économiques relatives à la santé et à lutilisation des soins de santé par les membres de la MC (2022) Auteurs : Hervé Avalosse ; Clara Noirhomme ; Sophie Cès Type de document : Article Dans : Santé & société (4, Décembre 2022) Article en page(s) : p. 6-30 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; État de santé ; Inégalité sociale ; Inégalités de santé ; Morbidité ; Mortalité ; Pauvreté ; Santé mentale ; Services de santéRésumé : Avec la présente étude, nous voulons attester une nouvelle fois et mesurer lampleur des inégalités de santé à laide des bases de données de la MC. Pour ce faire, nous confrontons deux types dinformations : divers indicateurs de santé, construits sur base des informations administratives et des données de consommation des soins de santé (collectées en routine) et un proxy du niveau de revenu déterminé à laide des revenus fiscaux médians, par déclaration fiscale, par zone géographique (les secteurs statistiques qui résultent dun découpage géographique du territoire plus petit que la commune) où résident nos membres. Une échelle de dix classes de revenus fiscaux médians est construite pour observer les écarts de santé.
Le constat est sans équivoque : on observe un état de santé considérablement dégradé et un risque de surmortalité important chez les personnes qui résident dans les zones géographiques les plus défavorisées. En comparaison avec ceux et celles qui résident dans les quartiers les plus riches, les membres habitant les quartiers les plus pauvres ont un risque accru de 51% de souffrir du diabète et de 84% de décéder dans lannée. Outre les indicateurs détat de santé, nous mesurons également les inégalités face à la prévention médicale et le recours aux soins de santé (soins ambulatoires de première ligne, soins hospitaliers, soins de santé mentale). Dans tous ces domaines, nous mesurons lexistence dun gradient économique, défavorable envers les populations vivant dans les quartiers pauvres, qui est dautant plus marqué que les soins sont lourds.
Ces écarts de santé sont potentiellement évitables par des politiques fortes de lutte contre les inégalités économiques, ce qui devrait être un enjeu pour tous. Compte tenu des multiples facteurs susceptibles dinfluencer la santé, il est essentiel et nécessaire dagir de façon conjointe dans les autres domaines daction comme les revenus, lemploi, le logement, les conditions matérielles de vie, etc., soit une stratégie de « la santé dans toutes les politiques » (« Health in All Policies »). Dans le domaine des soins de santé, nous insistons sur limportance dappliquer le principe de luniversalisme proportionné pour garantir un accès suffisant selon les besoins en adoptant des mesures universelles, qui sappliquent à lensemble de la population, mais avec la possibilité dadapter leur intensité et leur contenu en fonction des besoins de chacun.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-4-etude-les-differents-besoins-de-personnes-en-incapacite-de-travail_tcm49-77066.pdf
Titre : Les différents besoins des personnes en incapacité de travail : Comment la prévention globale peut être complétée par une approche sur mesure (2022) Auteurs : Sigrid Vancorenland ; Hervé Avalosse Type de document : Article Dans : Santé & société (4, Décembre 2022) Article en page(s) : p. 32-55 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Condition de travail ; Congé maladie ; Epuisement professionnel ; Evaluation de la capacité de travail ; Medecine du travail ; Prévention ; Reprise du travail ; Santé au travailRésumé : Létude « Trajets de lincapacité de travail », que nous avons réalisée en 2019, a permis de mieux comprendre les besoins des personnes avant, pendant et après leur incapacité de travail (Vancorenland, et al., 2021). Les résultats de létude ont été discutés pour lensemble du groupe des personnes en incapacité de travail. Toutefois, ce groupe est très diversifié, car il englobe des personnes dâges différents, avec des pathologies différentes, qui effectuaient différents types de travail (intellectuel ou manuel), qui étaient employées dans des entreprises de tailles différentes, avaient des fonctions différentes (fonction dirigeante ou non) et avaient différentes situations familiales. Pour examiner si les besoins de ce groupe diversifié sont différents, des analyses supplémentaires ont été effectuées sur six caractéristiques : la pathologie, lâge, le type de travail, la taille de lentreprise, la fonction et la situation familiale.
Les résultats de nos nouvelles analyses montrent que les expériences et les besoins sont effectivement différents selon la caractéristique étudiée. Les principales différences ont été constatées en lien avec la pathologie, lâge et le type de travail.
La proportion de répondant·es qui estiment que leur situation de travail joue un rôle dans leur incapacité varie en fonction de la pathologie (la plus élevée pour le burn-out et la plus faible pour les blessures) et de la fonction (plus élevée pour ceux qui exercent une fonction dirigeante). Il existe de grandes différences quant aux raisons pour lesquelles le travail joue un rôle dans lincapacité de travail pour les six caractéristiques.
Le besoin dadaptations ne diffère que selon la pathologie et est le plus élevé en cas de burn-out. Le type dadaptation souhaité varie en fonction des six caractéristiques.
Et ce qui a aidé les répondant·es lors de leur reprise du travail ou ce qui la justement rendue plus difficile différait entre toutes les caractéristiques étudiées.
Les premiers résultats généraux de létude « Trajets de lincapacité » ont permis de comprendre comment lapproche globale de la prévention de lincapacité devait être façonnée.
Les nouvelles analyses présentées dans cet article fournissent des informations supplémentaires sur la manière daffiner cette prévention de manière plus personnalisée. Les besoins des différents groupes de personnes en incapacité de travail étant différents, il est également nécessaire dy apporter des réponses concrètes différentes. Une approche globale de la prévention peut donc être complétée par une approche sur mesure, tenant compte des différents besoins en présence.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-4-etude-les-differents-besoins-de-personnes-en-incapacite-de-travail_tcm49-77066.pdf
Titre : Le coût caché de certains médicaments essentiels aux soins pendant lhospitalisation : Analyse des frais de médicaments non remboursés par lassurance obligatoire soins de santé utilisés lors de lhospitalisation (2022) Auteurs : Caroline Lebbe ; Rose-Marie Ntahonganyira Type de document : Article Dans : Santé & société (4, Décembre 2022) Article en page(s) : p. 56-67 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Assurance maladie ; Belgique ; Coûts des médicaments ; Coûts des soins de santé ; Coûts hospitaliers ; Hospitalisation ; PharmacoéconomieRésumé : Le baromètre hospitalier de lAgence intermutualiste révèle que, lors des hospitalisations, des suppléments importants pour les frais pharmaceutiques sont facturés aux patient·es en raison de labsence dune intervention de lassurance maladie obligatoire soins de santé (De Wolf, Di Zinno, Dolphens, Landtmeters, & Lona, 2021). Dans cette étude, nous montrons quune partie importante de ces frais couvre des médicaments indispensables aux soins hospitaliers.
Parmi eux on retrouve en effet des anesthésiques, des désinfectants, des diluants pour des médicaments, des électrolytes à ajouter aux perfusions, des médicaments intraveineux administrés principalement en postopératoire ou en soins intensifs. Puisquil sagit de médicaments essentiels aux soins, la MC demande une révision du financement des médicaments en hospitalisation afin déviter leur prise en charge par les patient·es.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-4-etude-le-cout-cache-de-certains-medicaments-essentiels-aux-soins-pendant-l-hospitalisation_tcm49-77067.pdf
Titre : Conflits familiaux lors de la fin de vie : besoin de soutien : Étude qualitative auprès de personnes ayant vécu des conflits familiaux (2022) Auteurs : Michèle Morel ; Rebekka Verniest Type de document : Article Dans : Santé & société (4, Décembre 2022) Article en page(s) : p. 68-80 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Accompagnement de la fin de la vie ; Conflit familial ; Euthanasie ; Négociation ; Qualité de vie ; Relations familiales ; Relations famille-professionnel de santé ; Soins palliatifs ; Soins terminaux ; Soutien socialRésumé : La MC vise à favoriser la plus haute qualité de vie quil soit pour tous, y compris au cours de la dernière phase de la vie. La qualité de vie en fin de vie ne se limite pas à la gestion de la douleur physique et des soins de confort : les aspects psychologiques, sociaux et spirituels-existentiels y sont également associés. Ainsi, les conflits familiaux au cours de la dernière phase de la vie dune personne peuvent avoir de graves répercussions tant sur cette personne que sur ses proches, ce qui peut affecter la santé au sens large et la qualité de vie de toutes les personnes concernées.
La MC, en collaboration avec lUniversité de Gand et lasbl ConnFinity, a étudié comment les conflits familiaux lors de la fin de vie apparaissent, comment ils se déroulent, quel impact ils ont et comment ils sont vécus et abordés par les personnes concernées. Létude comprend à la fois un volet qualitatif (entretiens avec des prestataires de soins et des citoyen·nes ayant vécu des conflits familiaux) et un volet quantitatif (enquête auprès des membres MC). Dans cet article, nous discutons des résultats de lanalyse des entretiens avec des citoyen·nes ayant connu un conflit familial lors de la fin de vie dun proche (volet qualitatif).
Lanalyse des témoignages montre clairement que les conflits lors de la fin de vie marquent profondément les personnes concernées, même si le décès dun proche est derrière elles depuis un certain temps. En outre, il apparaît également que les attentes des personnes vis-à-vis des prestataires de soins en ce qui concerne leur rôle et leur intervention en cas de conflit familial contrastent fortement avec leurs vécus à cet égard. Il semble que de nombreuses familles éprouvent un important besoin de soutien, qui nest pas satisfait. Sur la base de ces observations, nous formulons une série de recommandations visant à aborder les conflits familiaux en fin de vie, dune part, et à prévenir ces conflits, dautre part.Disponible en ligne : Oui/Non En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-4-etude-conflits-familiaux-lors-de-la-fin-de-vie-besoin-de-soutien_tcm49-77068.pdf
Titre : Mieux vivre avec la mort : Discussion dune note du Conseil néerlandais pour la santé publique et la société (2022) Auteurs : Michèle Morel Type de document : Article Dans : Santé & société (4, Décembre 2022) Article en page(s) : p. 82-86 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Attitude envers la mort ; Culture (sociologie) ; Deuil (perte) ; Mort ; Pays-Bas ; TabouRésumé : Notre société sest éloignée de la mort. La médicalisation, la sécularisation et lindividualisation ont fait en sorte que la mort et le deuil sont devenus des phénomènes moins visibles dans la société et que les rituels de fin de vie sont tombés en désuétude.
Le Conseil néerlandais pour la santé publique et la société sest penché sur la question de savoir comment mieux vivre avec la mort et a cherché des exemples inspirants qui montrent que nous avons beaucoup de possibilités daméliorer notre relation avec la mort. Le Conseil a examiné trois questions : 1) comment mieux sexprimer sur la mort et le deuil ?, 2) comment mieux accomplir le processus de mort et de deuil ? et 3) comment mieux adapter les règles liées au contexte de mort et de deuil ?
Les façons dont les gens meurent et font leur deuil, et donc les besoins de chacun dans ce contexte, varient considérablement, tant entre les cultures quau sein de celles-ci. La note souligne donc quun espace pour cette variation est une condition nécessaire pour bien vivre avec la mort. La recherche de nouvelles formes contemporaines daccompagnements des personnes mourantes et endeuillées est une tâche qui incombe à tous : décideurs politiques, établissements de soins, employeurs, chercheurs, entreprises de pompes funèbres et société dans son ensemble.
La note du Conseil est un document précieux qui sinscrit dans le mouvement qui se dessine aux Pays-Bas, et depuis quelque temps en Belgique, vers plus douverture et moins de tabous autour des adieux, de la mort et du deuil.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-4-lu-pour-vous-mieux-vivre-avec-la-mort_tcm49-77069.pdf
Titre : Prévalence du burnout parental : Résumé dune étude internationale menée dans 42 pays (2022) Auteurs : Hervé Avalosse Type de document : Article Dans : Santé & société (4, Décembre 2022) Article en page(s) : p. 88-91 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; Epuisement parental ; PrévalenceRésumé : Être parent nest pas une sinécure. Pression et stress sont le lot quotidien de bien des parents, qui veulent, par-dessus tout, être de bons parents, parfois jusquà lépuisement. On parle alors de burnout parental, pour marquer le fait que ce syndrome concerne la sphère familiale et spécifiquement le rôle de parent. Il ne doit pas être confondu avec la dépression ou le burnout professionnel.
Isabelle Roskam et Moïra Mikolajczak, psychologues et chercheuses à lUCLouvain, ont coordonné récemment une étude internationale, rassemblant des données pour près de 17.400 parents provenant de 42 pays répartis sur les cinq continents. Cette étude permet de mesurer et de comparer la prévalence du burnout parental dans des pays bien différents sur le plan économique et culturel.
Entre ces 42 pays, la prévalence du burnout parental varie énormément : proche de 0% dans certains pays, elle peut aller jusquà près de 8%. Mauvaise nouvelle : la Belgique se situe parmi les pays où cette prévalence est la plus élevée. Autre résultat remarquable : limportance de facteurs culturels. En effet, cette étude montre aussi que la prévalence du burnout parental est corrélée avec lindividualisme. Ce nest donc pas un hasard si cette prévalence est plus élevée dans les pays dEurope et dAmérique du Nord.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-4-lu-pour-vous-prevalence-du-burnout-parental_tcm49-77070.pdf
Titre : Soins aux personnes vivant avec une maladie chronique : Rapport de performance du Centre fédéral dexpertise des soins de santé (KCE) (2022) Auteurs : Sigrid Vancorenland Type de document : Article Dans : Santé & société (4, Décembre 2022) Article en page(s) : p. 92-97 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; Continuité des soins ; Diagnostic ; Maladie chronique ; Prestations des soins de santé ; Prévention ; Qualité des soins de santé ; Soins centrés sur le patientRésumé : Dans son rapport de performance sur les malades chroniques, le KCE évalue les soins qui leur sont prodigués en se basant sur une sélection dindicateurs, afin daméliorer les soins pour ce groupe. Un premier constat est quil nexiste pas de définition officielle des malades chroniques en Belgique. Il est donc difficile de se faire une idée de leur nombre, leur identification dans les bases de données nétant pas simple. Une première recommandation du rapport est de lancer un groupe de travail avec pour objectif délaborer une définition officielle des malades chroniques. Mais, quelle que soit la définition utilisée, les résultats montrent que le nombre de malades chroniques augmente en Belgique et que leur qualité de vie est inférieure à celle du reste de la population.
La qualité de la prise en charge des malades chroniques présente à la fois des points forts et des points faibles. Certains indicateurs obtiennent de bons résultats, notamment ceux évaluant la qualité de la relation avec le·la médecin et ceux traitant des hospitalisations évitables pour cause dasthme. Dautres indicateurs obtiennent de mauvais scores, à savoir, les hospitalisations évitables pour les bronchopneumopathies chroniques obstructives, la proportion de diabétiques bénéficiant dun suivi approprié et la proportion de diabétiques sans insuline inscrits dans un système de soins pour le diabète.
Les efforts déjà consentis pour améliorer laccessibilité financière des soins pour les malades chroniques doivent être poursuivis. Ce groupe doit plus fréquemment reporter des soins pour des raisons financières et peut aussi rencontrer des difficultés financières en raison des contributions personnelles demandées.
Dans le domaine de la prévention, des améliorations sont également possibles et nécessaires. Par exemple, les indicateurs « dépistage du cancer du sein » et « examen dentaire préventif » obtiennent de mauvais résultats.
Ce rapport fournit des informations précieuses sur les performances du système de santé pour les personnes vivant avec une maladie chronique. Il appartient maintenant aux décideurs politiques de donner suite aux recommandations afin daméliorer encore les soins dispensés à cet important groupe cible.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-4-lu-pour-vous-soins-aux-personnes-vivant-avec-une-maladie-chronique_tcm49-77071.pdf
Paru le : 01/10/2022
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Titre : Prévention dans le domaine de la santé mentale : Pourquoi, pour qui et comment ? (2022) Auteurs : Svetlana Sholokhova Type de document : Article Dans : Santé & société (3, Octobre 2022) Article en page(s) : p. 6-26 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; Déterminants sociaux de la santé ; Facteurs de risque ; Facteurs socioéconomiques ; Inégalité sociale ; Prévention ; Promotion de la santé ; Santé mentaleMots-clés: Souffrance psychique Résumé : Les maladies mentales demeurent un problème fondamental de la santé publique : malgré les progrès en psychiatrie et en psychologie, la prévalence des maladies mentales ainsi que leur impact sur la mortalité nont pas diminué ces dernières années. Lefficacité des traitements des maladies psychiques reste limitée, surtout sil ne sagit pas dune combinaison entre des traitements médicamenteux et psychothérapeutiques. De plus, encore aujourdhui beaucoup de personnes ne reçoivent pas ou reçoivent trop tard un suivi par un·e spécialiste. Les limites de lefficacité du traitement sont également liées au fait que les maladies mentales (tant leur apparition que leur suivi) dépendent fortement des facteurs sociaux, économiques et environnementaux. Cest pourquoi le traitement ne peut pas être une solution unique pour protéger ou améliorer la santé mentale de la population. Ainsi selon lOMS, « la seule méthode durable pour réduire la charge causée par ces troubles est la prévention » (Organisation mondiale de la Santé, 2004, p. 13). Les recherches scientifiques montrent en effet que la prévention permet déviter, au moins partiellement, lapparition et/ou datténuer la gravité des maladies mentales.
Dans cet article, nous allons dabord délimiter le champ de la prévention dans le domaine de la santé mentale : en quoi consistent la prévention des maladies et la promotion de la santé ? Quelle est la spécificité du domaine de la santé mentale ? Pourquoi convient-il de distinguer la souffrance psychique de la maladie mentale ? Et quest-ce qui détermine lapparition dune maladie mentale ? Dans la deuxième partie, nous déclinerons cette dernière question, sous langle du public à risque des maladies mentales. Nous en distinguerons trois, en partant de trois facteurs qui influencent la santé mentale : économique, ethnique et de genre. Ensuite, après avoir déterminé pour qui et pourquoi la prévention des maladies mentales doit être mise en place, on sinterrogera sur comment il est possible de le faire, cest-à-dire : qui sont les acteurs·rices de la prévention et de la promotion de la santé mentale en Belgique ? Quels sont les liens entre eux·elles et quelle vision de la santé soutiennent-ils·elles?Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-3-sante-mentale_tcm49-76553.pdf
Titre : Le suivi psychologique : accessible en Belgique ? (2022) Auteurs : Clara Noirhomme Type de document : Article Dans : Santé & société (3, Octobre 2022) Article en page(s) : p. 28-51 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Acceptation des soins par les patients ; Accessibilité des services de santé ; Inégalité sociale ; Psychothérapie ; Remboursement par l'assurance maladie ; Santé mentale ; Soins ambulatoiresRésumé : Partant du constat des besoins de soins de santé mentale plus élevés pour certains groupes les femmes, les personnes actives, pauvres, racisées cette étude a pour double objectif dévaluer lutilisation des soins de santé mentale ambulatoires (consultations chez le psychiatre et le psychologue) et didentifier les obstacles à laccès à ces soins. Pour ce faire, plusieurs types de données sont utilisées : celles de lenquête de santé de Sciensano (2018), de lenquête de la MC sur la prévalence des problèmes psychologiques et la recherche daide (2019), les données dutilisation des soins des membres de la MC (2021) et les listings de prestataires de lINAMI et de la commission des psychologues (2022). Lanalyse de ces données nous permet dobserver que si ces publics nutilisent pas les soins dans une mesure proportionnelle à leurs besoins, cest en raison des freins rencontrés dans les quatre dimensions de laccessibilité : lincapacité à identifier ses besoins en santé mentale (sensibilité), la réticence à chercher des services (acceptabilité), lincapacité à payer les services (accessibilité financière) et lincapacité à atteindre les services ou les patient·es (disponibilité). Les femmes sont ainsi moins sceptiques que les hommes envers laide professionnelle, mais elles sous-rapportent leurs problèmes et mettent en avant des inquiétudes liées au coût des soins et au temps disponible pour en bénéficier. Les personnes ayant des difficultés financières, quant à elles, ont davantage honte davoir recours à laide professionnelle et sont les plus nombreuses à indiquer quelles sinquiètent des coûts des soins, de façon légitime puisque les soins qui ne sont pas remboursés par lassurance obligatoire leur restent largement inaccessibles financièrement. Elles utilisent ainsi ces soins psychologiques dans une moindre mesure. En outre, loffre de prestataires est inégalement distribuée sur le territoire. Tant de difficultés qui débouchent sur des recommandations qui découlent des résultats de notre étude et qui insistent notamment sur limportance de mesures proportionnées qui permettraient datteindre des résultats similaires dans tous les publics. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-3-suivi-psy_tcm49-76556.pdf
Titre : Limpact de la pandémie de COVID-19 sur la santé mentale des enfants et des adolescent·es en Belgique : Une enquête qualitative auprès des professionnel·les sur les besoins, les obstacles et les solutions en matière de santé mentale (2022) Auteurs : Ann Morissens ; Rebekka Verniest ; Clara Noirhomme ; Svetlana Sholokhova Type de document : Article Dans : Santé & société (3, Octobre 2022) Article en page(s) : p. 52-75 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Accessibilité des services de santé ; Adolescent ; Consultation à distance ; COVID-19 ; Enfant (6-12 ans) ; Enfant d'âge préscolaire (2-5 ans) ; Établissements scolaires ; Pandémies ; Prévention ; Promotion de la santé ; Recherche qualitative ; Santé mentale ; TélémédecineRésumé : La pandémie de COVID-19 et les mesures restrictives associées ont eu un impact majeur sur notre société. Une attention particulière a été accordée aux conséquences sur la santé mentale, en particulier celle des enfants et des adolescent·es. Les signaux qui ont émergé à ce sujet étaient souvent alarmants. Sur la base des résultats de notre précédente étude quantitative sur limpact de la pandémie de COVID-19 sur lutilisation des soins de santé mentale par les enfants et les adolescent·es, nous avions déjà des indications de détérioration de la santé mentale (Sholokhova, Noirhomme, Morissens, & Verniest, 2021). Afin de mieux comprendre la réalité qui se cache derrière ces chiffres, nous avons également lancé une étude qualitative. Nous avons interrogé des profils très diversifiés de personnes qui travaillent quotidiennement avec des enfants et des adolescent·es, que ce soit dans le domaine des soins, de léducation ou du secteur social. Les professionnel·les interrogé·es ont confirmé que la santé mentale de nombreux enfants et adolescent·es sest détériorée pendant la pandémie. Ils ont également souligné les différences majeures en fonction du stade de développement dans lequel se trouvent les enfants et les adolescent·es. Lenvironnement dans lequel ils grandissent est également déterminant. Il est clair que les enfants et les adolescent·es qui grandissent dans des environnements défavorisés sont généralement plus durement touchés. Plusieurs participant·es à cette étude ont également mentionné spécifiquement limpact de la fermeture des écoles, car lenvironnement scolaire joue un rôle important dans le développement des jeunes et peut être un facteur de protection pour le bien-être mental. En outre, les entretiens ont également révélé la grande créativité et flexibilité du terrain pour apporter une réponse à la demande de soins existante et nouvelle, tout en tenant compte des mesures restrictives. Afin de ne pas perdre le contact avec les enfants et les adolescent·es et de pouvoir continuer à les soutenir autant que possible, de nombreuses méthodes innovantes ont été utilisées, telles que la téléconsultation. Bien que ces méthodes aient des avantages et aient prouvé leur valeur ajoutée, les participant·es ont également mentionné certaines limites importantes lors de leur utilisation. Sur la base des signaux du terrain, nous avons formulé quelques recommandations pour mieux soutenir et protéger les enfants et les adolescent·es à lavenir. Nous sommes pleinement engagés en faveur de soins plus rapides, plus accessibles et plus abordables, de la prévention et de la promotion de la santé mentale et de la recherche dun outil de suivi. Pour y parvenir, la collaboration et la concertation sont nécessaires, tant entre le gouvernement et le monde professionnel quentre les différent·es acteur·rices du terrain. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-3-covid-sante-mentale-enfants_tcm49-76554.pdf
Titre : Écouter les enfants et les jeunes concernés par la santé mentale : Résumé du rapport de lUNICEF des enfants et des jeunes concernés par la santé men- tale en Belgique (2022) Auteurs : Ann Morissens Type de document : Article Dans : Santé & société (3, Octobre 2022) Article en page(s) : p. 76-80 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Directives ; Enfant (6-12 ans) ; Enfant d'âge préscolaire (2-5 ans) ; Nations Unies ; Pédopsychiatrie ; Populations vulnérables ; Recommandation pour la pratique clinique ; Santé mentaleRésumé : Dans cet article, nous présentons les principaux résultats du rapport de lUNICEF : enfants et jeunes avec des problèmes de santé mentale. Dans ce rapport, les enfants et les jeunes parlent de leurs expériences pendant une hospitalisation, de leurs sentiments, de ce qui leur manque et de ce quils aimeraient voir changer. LUNICEF a utilisé une méthodologie intéressante permettant aux enfants et aux jeunes de partager leurs expériences et leurs sentiments de différentes manières, non seulement en en parlant, mais aussi par en dessinant, etc. Le rapport donne un aperçu intime de la vie des enfants et des jeunes souffrant de problèmes de santé mentale et nous indique où se situent les défis (politiques). Les enfants et les jeunes déplorent que leur voix ne soit pas entendue et que les problèmes de santé mentale fassent encore lobjet de stigmatisation et dincompréhension. Nous espérons que ce rapport contribuera positivement à ce que la voix de ce groupe denfants vulnérables soit écoutée. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-3-sante-mentale-enfants_tcm49-76555.pdf
Titre : Soins de santé somatiques en institutions psychiatriques : Résumé du rapport du Centre Fédéral dExpertise des Soins de santé (KCE) (2022) Auteurs : Sigrid Vancorenland Type de document : Article Dans : Santé & société (3, Octobre 2022) Article en page(s) : p. 82-86 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Accessibilité des services de santé ; Continuité des soins ; Diabète ; Hypertension artérielle ; Obésité ; Préjugé ; Recommandation pour la pratique clinique ; Santé holistique ; Santé mentale ; Soins infirmiers en psychiatrie ; Stéréotypes ; Troubles mentauxMots-clés: Centre Fédéral d'Expertise des Soins de santé Résumé : Les personnes atteintes de troubles psychiatriques présentent un risque plus élevé de problèmes somatiques (hypertension, diabète, obésité). Pourtant, elles ont un accès plus difficile aux soins de santé somatiques que la population générale. Le rapport KCE tente de comprendre la cause de cette situation. Pour cela les chercheurs du KCE combinent une étude de la littérature avec des données chiffrées, des entretiens individuels et de groupes de discussion avec des patients et des prestataires de soins (psychiatriques). Létude se limite aux soins somatiques dans des contextes de soins spécifiques (tels que les hôpitaux psychiatriques) et ne couvre donc pas les soins ambulatoires (psychiatriques ou de santé mentale). Le rapport du KCE identifie plusieurs causes à ce déficit de santé. Lexplication se trouve en partie dans les préjugés et le manque de connaissances. En conséquence, les problèmes de santé sont plus souvent attribués à létat psychiatrique du patient et les problèmes de santé somatiques sont négligés. Une autre explication est que lorganisation des soins somatiques souffre de contraintes administratives et financières. Le rôle et le financement du médecin généraliste et des spécialistes somatiques ne facilitent pas toujours la fourniture des soins somatiques nécessaires aux patients psychiatriques. De même, laccès aux médicaments ambulatoires pour les maladies préexistantes avant lhospitalisation est souvent un problème. Enfin, le problème de la communication et de la continuité des soins est également mentionné, tant à ladmission que pendant le séjour, mais aussi après la sortie. Le rapport du KCE formule un certain nombre de recommandations pour y remédier. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-3-institutions-psychiatriques_tcm49-76557.pdf
Paru le : 01/07/2022
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Titre : Budget 2022 : une nouvelle méthodologie pour le budget des soins de santé en Belgique (2022) Auteurs : Saskia Mahieu ; Sophie Cès ; Louise Lambert Type de document : Article Dans : Santé & société (2, Juillet 2022) Article en page(s) : p. 6-17 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; Budget ; Objectifs de fonctionnement ; Politique de santé ; Secteur des soins de santéRésumé : La proposition budgétaire doctobre 2020 a déjà jeté les bases dun format budgétaire adapté : plans pluriannuels, objectifs de soins de santé, soins ciblés et une collaboration efficace dans le respect des compétences individuelles de chaque prestataire de soins. À la base se trouvait une vision large de la santé, à savoir la santé comme la capacité à sadapter et à prendre les choses en main, à la lumière des défis physiques, émotionnels et sociaux de la vie. En octobre 2021, il restait donc une étape importante à franchir : concrétiser cette nouvelle vision dans la proposition de budget des soins de santé en 2022. Grâce à la décision de ce gouvernement de permettre au budget de lassurance soins de santé de croître de 2,5% par an (norme de croissance réelle), le Comité de lassurance a pu proposer de nouvelles initiatives basées sur une marge budgétaire de 124 millions deuros, en plus des initiatives politiques basées sur des gains defficacité. Ce comité, composé principalement de prestataires de soins de santé et de représentants des mutualités, a alloué la marge budgétaire aux objectifs de soins de santé visant, à partir de 2022, à plus de prévention, à des soins davantage centrés sur le patient, à des soins plus ciblés et à une réduction de la facture du patient. Chaque proposition de nouvelle politique est discutée avec tous les secteurs concernés et avec des experts (universitaires et experts de terrain) avant dêtre mise en uvre. Un système de suivi est prévu pour évaluer et ajuster les mesures prises. Parallèlement, les secteurs sengagent à améliorer laccessibilité et la qualité des soins de santé grâce à des réorientations budgétaires en leur sein. Laccent est donc mis sur lamélioration des performances du système de soins de santé. La proposition de budget pour les soins de santé 2022 est une étape importante dans la réforme de lassurance soins de santé. La réalisation effective des mesures prises, via une collaboration renouvelée entre les secteurs, constitue le prochain défi. Nous attendons également une description des adaptations structurelles dun processus budgétaire renouvelé à partir de 2022, qui doit aboutir à un premier cadre budgétaire pluriannuel, plus précisément pour la période 2023-2025. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-2-budget-2022-une-nouvelle-methodologie_tcm49-75844.pdf
Titre : La co-construction des politiques de soins de santé (2022) Auteurs : Sophie Cès Type de document : Article Dans : Santé & société (2, Juillet 2022) Article en page(s) : p. 18-37 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Belgique ; Budget ; Efficacité fonctionnement ; Innovation organisationnelle ; Participation communautaire ; Politique de santé ; Secteur des soins de santéMots-clés: Approche fondée sur le design Résumé : Le but de larticle est de soutenir la réflexion sur les changements à opérer pour améliorer la gouvernance des politiques de soins de santé. La co-construction réfère à la collaboration entre les différent·es dacteur·rices concerné·es autour de problématiques complexes de santé publique et de performance du système de santé en vue délaborer des programmes dactions pour atteindre des objectifs prioritaires communs pour le système de santé et den évaluer leurs effets. Cette nouvelle mission requiert un processus de concertation adapté qui soit plus à même de mobiliser les ressources existantes au sein du système de santé. Lenjeu est de permettre à la fois le décloisonnement des savoirs et des perspectives dans un processus de réflexion collective afin de favoriser linnovation. La première partie présente les principes sur lesquels sappuyer pour mettre en place une gouvernance participative. En raison de la complexité, de lampleur et de la diversité des enjeux et du caractère nouveau de lapproche participative, un soutien méthodologique savère indispensable. La deuxième partie décrit les approches méthodologiques pertinentes pour mettre en place une collaboration efficace pour élaborer les politiques de soins de santé. En particulier, les approches fondées sur le Design offrent un cadre méthodologique à la fois complet pour répondre aux nombreux défis que posent la participation des acteur·rices et adapté aux problématiques des soins de santé. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-2-la-co-construction-des-politiques-de-soins-de-sante_tcm49-75841.pdf
Titre : Évolution des antibiotiques remboursés de 2015 à 2021 : Impact des récentes mesures gouvernementales et du COVID-19 sur lusage des antibio- tiques et spécificités chez les dentistes (2022) Auteurs : Jesse Berwouts ; Rose-Marie Ntahonganyira ; Kris Van Haecht ; Denis Delvenne Type de document : Article Dans : Santé & société (2, Juillet 2022) Article en page(s) : p. 38-60 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Antibactériens ; COVID-19 ; Dentistes ; Politique de santé ; Prescription inappropriée ; Résistance microbienne aux médicaments ; Santé publique ; SurmédicalisationRésumé : La surconsommation dantibiotiques en Belgique constitue une menace sérieuse pour la santé publique. Les antibiotiques conduisent en effet à lapparition de bactéries résistantes, ce qui rend le traitement de certaines maladies de plus en plus difficile. Par conséquent, leur utilisation doit être limitée aux cas où ils sont absolument nécessaires. Pour endiguer le problème de la résistance aux antimicrobiens, les règles de remboursement ont été renforcées en 2017 et 2018, et les gouvernements ont lancé un plan daction en 2019 pour encourager une utilisation moindre et meilleure des antibiotiques. Dans cette étude, nous examinons lefficacité de ces initiatives en suivant lévolution du nombre dutilisateurs et du volume dantibiotiques (remboursés). Nous étudions également limpact de la pandémie de coronavirus sur lutilisation des antibiotiques et accordons une attention particulière à certains groupes spécifiques dantibiotiques. Enfin, nous analysons spécifiquement le comportement de prescription des dentistes concernant certains antibiotiques qui ne sont pas recommandés pour lusage dentaire. Les résultats de nos analyses montrent que les incitations purement financières ne sont pas suffisantes pour encourager un usage moindre et plus correct des antibiotiques. De plus, il semble que les baisses des antibiotiques remboursés aient été beaucoup plus fortes après les mesures de confinement pendant la pandémie, que les baisses consécutives aux mesures politiques. Enfin, nous constatons que les dentistes prescrivent encore beaucoup dantibiotiques non recommandés. Il est donc nécessaire de sensibiliser davantage les médecins et les utilisateurs finaux. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-scoete-2-evolution-des-antibiotiques-rembourses-de-2015-a-2021_tcm49-75842.pdf
Titre : Les téléconsultations durant la pandémie de COVID-19 (2022) Auteurs : Hervé Avalosse ; Jérôme Vrancken ; Didier Willaert ; Johan Vanoverloop Type de document : Article Dans : Santé & société (2, Juillet 2022) Article en page(s) : p. 60-71 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Accessibilité des services de santé ; Belgique ; Consultation à distance ; COVID-19 ; Crise sanitaire ; Médecins généralistes ; TélémédecineRésumé : Durant la pandémie de COVID-19 de nouveaux codes de nomenclature ont été créés au sein de lassurance obligatoire soins de santé afin que des consultations puissent se tenir à distance (par téléphone, généralement). Le but était de pouvoir garantir ainsi la continuité des soins. LAgence Intermutualiste a examiné en détail lutilisation de ces nouveaux codes de nomenclature durant lannée 2020. Par qui et pour qui ces téléconsultations ont-elles été mises en uvre ? Dans ce travail, laccent est mis sur laccessibilité : est-ce que tout un chacun a bien eu lopportunité de recourir aux téléconsultations ?
Quelques résultats :
Environ 11 millions de téléconsultations ont été effectuées en 2020, essentiellement par les médecins généralistes (85%) et spécialistes (12,5%). Le recours à la téléconsultation a été plus intense durant les pics de la pandémie (mars, novembre) mais ne disparaît pas pour autant entre ces deux pics, quand le déconfinement a été progressivement mis en place, ni vers la fin de lannée.
Pratiquement tous les médecins généralistes (93%) ont eu (au moins une fois) loccasion de mettre en pratique la téléconsultation. On note toutefois un effet dâge : 24% des médecins généralistes de plus de 65 ans nont eu aucune expérience avec la téléconsultation en 2020.
Du côté des patients, 45% dentre eux ont eu loccasion (au moins une fois) dentrer en contact à distance avec leur généraliste. De plus, par patient ayant au moins expérimenté une fois la téléconsultation sur lannée, la proportion moyenne de téléconsultations parmi tous les contacts avec les généralistes est de 39%.
On a examiné ces indicateurs pour divers groupes de patients, définis sur base de divers critères socio-démographiques (âge, sexe, statut social, etc.) ou détat de santé (diabète, asthme, maladie cardiovasculaire, etc.). Certains groupes de patients sont au-dessus de ces références, dautres en-dessous (les bénéficiaires de lintervention majorée, par exemple). Toutefois, aucun de ces groupes nest caractérisé par une proportion de téléconsultations dramatiquement faible.
Limpression générale qui se dégage des résultats est que les contacts à distance ont trouvé leur place durant la pandémie, sans que laccessibilité aux soins de la part des groupes sociaux plus fragiles sen trouve lésée. Certes, les téléconsultations ne sont pas la panacée, mais elles ont permis la continuité des soins de première ligne (surtout en médecine générale) à un moment où entrer physiquement en contact avec son prestataire nétait pas recommandé.Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-societe-2-les-teleconsultations-durant-la-pandemie-de-covid-19_tcm49-75840.pdf
Titre : Solidarité et pauvreté, que faire ? : Aperçu du rapport bisannuel (2020-2021) du Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et lexclusion sociale (2022) Auteurs : Hervé Avalosse Type de document : Article Dans : Santé & société (2, Juillet 2022) Article en page(s) : p. 72-75 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Comportement d'aide ; Impôts ; Inégalité sociale ; Pauvreté ; Précarité ; TravailRésumé : Dans cet article, nous voulons donner un aperçu des grandes lignes du 11ème rapport bisannuel (2020-2021) publié par le Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et lexclusion sociale et intitulé Solidarité et pauvreté. Loriginalité de ce rapport est quil est le fruit dune large concertation avec des personnes en situation de pauvreté, des associations et organisations de terrain. Il aborde la solidarité selon trois dimensions (contribution, redistribution, collectivité) et se concentre plus spécifiquement sur deux domaines : le travail et la fiscalité. Ce choix est issu du processus de concertation : ces deux domaines sont essentiels quant à la lutte contre la pauvreté et la solidarité y a pleinement sa place. Une plus-value de ce rapport est quil examine la solidarité du point de vue des personnes en situation de pauvreté, à laide de nombreux témoignages et interventions faites durant la concertation. Mais le rapport ne se contente pas dillustrer et défendre la solidarité en tant que valeur centrale de notre société. Cest pourquoi de nombreuses propositions sont formulées, visant toutes à lutter contre les inégalités sociales et la pauvreté. Car une société solidaire, cest une société qui ne laisse personne au bord du chemin. À linstar de lAgenda 2030 de lOrganisation des Nations Unies, To leave no one behind est également le fil rouge et le message final de ce rapport. Cest aussi clairement un appel à laction politique, pour plus de justice sociale, à laquelle le Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et lexclusion sociale entend ainsi apporter sa contribution. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-et-societe-2-solidarite-et-pauvrete-que-faire_tcm49-75843.pdf
Paru le : 01/04/2022
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Titre : Vécus et besoins des travailleu·r·se·s en fin de carrière : Etude qualitative sur les aménagements du travail en fin de carrière (2022) Auteurs : Hélène Henry ; Ann Morissens ; Cathy Streel Type de document : Article Dans : Santé & société (1, Avril 2022) Article en page(s) : p. 6-37 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Bien-être au travail ; Condition de travail ; Évaluation des besoins ; Recherche qualitative ; Télétravail ; Travail (emploi) ; Travailleur âgé ; Vécu des travailleursMots-clés: Fin de carrière ; Aménagements du travail Résumé : Le relèvement de lâge de la retraite, introduit lors de la dernière réforme de lÉtat, nest pas sans conséquence pour les travailleurs nayant plus que quelques années de travail devant eux. Bien que le discours relatif à lallongement des carrières soit revenu à lavant de la scène en raison de la récente ambition datteindre un taux demploi de 80% dici 2030, le point de vue des travailleurs âgés est rarement envisagé. Cest pourquoi la présente étude est axée sur les vécus et les besoins des travailleurs de plus de 55 ans. Elle sintéresse également aux aménagements du travail auxquels les travailleurs ont accès et aux aménagements pouvant les aider en fin de carrière. 41 travailleurs de différents secteurs ont été interrogés. Les résultats, qui sont avant tout exploratoires, sont présentés de manière descriptive. Concernant les vécus en termes de besoins et de difficultés rencontrées en fin de carrière, nous pouvons établir une distinction selon quils résident dans le contexte personnel ou dans le contexte professionnel. Ainsi, sur le plan personnel, les douleurs physiques, la diminution des capacités de concentration et la fatigue rendent laccomplissement du travail plus difficile avec lâge. Le souhait de soccuper de ses parents ou de ses petits-enfants peut également affecter la fin de vie professionnelle. Enfin, la situation financière peut expliquer quune réduction du temps de travail soit parfois totalement inenvisageable pour le travailleur, dont la carrière peut commencer à devenir pesante. Sur le plan professionnel, la manière dont le travail est organisé et, particulièrement, les restructurations ou les changements de management donnent souvent lieu à des situations dans lesquelles le bien-être des travailleurs est menacé. Le manque de considération et de reconnaissance envers les travailleurs âgés joue également un rôle à cet égard. Les travailleurs rencontrent également des problèmes en ce qui concerne leurs conditions de travail. Certains horaires (travail posté, travail de nuit) ainsi que les déplacements entre le domicile et le lieu de travail peuvent devenir pesants. En revanche, le télétravail et la possibilité davoir des jours de congé complémentaires sont vécus comme des éléments positifs. Dernier point mais non le moindre, les relations interpersonnelles constituent un facteur crucial pour le bien-être en fin de carrière. Concernant les aménagements auxquels les travailleurs en fin de carrière peuvent recourir, il apparaît que, malgré la CCT 104 qui incite les employeurs à mettre en place des aménagements pour les travailleurs âgés, les possibilités pour les obtenir sont souvent limitées. En outre, la plupart des répondants ont déclaré ne pas connaitre lexistence de cette CCT. Cette recherche ne défend pas lidée de rester au travail à tout prix, mais vise avant tout à mettre laccent sur les besoins des travailleurs en fin de carrière et à souligner que des aménagements peuvent positivement impacter leur qualité de vie. Sur la base de nos constats, nous formulons une série de pistes de réflexion pour améliorer le bien-être en fin de carrière aux parties impliquées dans le débat sur lallongement des carrières. Dialoguer et exprimer les souhaits et les besoins dans le cadre de la fin de carrière est important pour les travailleurs et les employeurs. Pour ces derniers, il est important de reconnaître lexpertise de leurs travailleurs âgés et dêtre à lécoute de leurs besoins. Les employeurs devraient miser davantage sur les aménagements du travail envisageables, et il est important que les syndicats continuent dinformer les travailleurs des possibilités daménagements existantes. Le monde politique peut également y contribuer en rendant la CCT 104 davantage contraignante quant à lampleur de son contenu. Par ailleurs, une attention particulière doit également être accordée aux travailleurs âgés qui soccupent dun membre de leur famille. Pour la MC, la santé et le bien-être des travailleurs passent avant tout. Cest pourquoi nous souhaitons formuler une mise en garde contre une focalisation trop unilatérale sur lallongement des carrières sans tenir compte de la santé et du bien-être. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-societe-1-fin-carriere_tcm49-74541.pdf
Titre : Que coûtent les appareils auditifs en Belgique ? (2022) Auteurs : Gauthier Vandeleene Type de document : Article Dans : Santé & société (1, Avril 2022) Article en page(s) : p. 38-57 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Aides auditives ; Belgique ; Coûts et analyse des coûts ; Prix (valeur économique) ; Remboursement par l'assurance maladie ; TechnologieRésumé : Le secteur des appareils auditifs connait une croissance rapide ces dernières années. Cela se reflète notamment dans le nombre de personnes qui reçoivent les remboursements des frais couverts par lassurance obligatoire soins de santé. Néanmoins une partie importante du coût des appareils auditifs reste à charge des personnes. Il sagit des suppléments : en médiane ils constituent 2.000 euros pour les appareils stéréophoniques. Comment expliquer la hauteur du montant qui reste à charge du patient ? Comment le prix des appareils auditifs est-il constitué ? Cette étude vise à répondre à ces questions à laide de lanalyse des données de consommation des soins de santé à disposition de la Mutualité chrétienne. Notre analyse montre que le prix des appareils auditifs couvre le coût du matériel (dont bien sûr lappareil lui-même) ainsi que la rémunération de plusieurs services rendus par laudicien. Or les données des factures fournies par les audiciens ne permettent pas de faire la distinction entre ces différentes composantes. Cest pourquoi le système de lassurance obligatoire ne peut pas les prendre en charge de façon différenciée. Notre analyse des suppléments pour les appareils auditifs montre également les variations importantes selon la province dhabitation du membre (parfois du simple au double) ainsi que selon le fait que la personne a ou non le statut de bénéficiaire de lintervention majorée (BIM). On peut supposer que la situation économique des personnes explique en partie ces différences. Ainsi on achète beaucoup plus dappareils chers et complexes en Flandre quen Wallonie ou à Bruxelles, alors que les pyramides des âges des utilisateurs sont très similaires. Notons que de façon générale le prix de vente chez laudicien en Belgique est souvent plus élevé que dans dautres pays, comme le Danemark par exemple où le taux de propriété dappareils auditifs est le plus élevé en Europe. Plusieurs organisations, nationales ou internationales, ont déjà pointé des anomalies relatives au fonctionnement du marché des appareils auditifs. Notre point dattention est celui de la non-transparence des suppléments facturés qui empêche de dissocier les services rendus par laudicien du coût du matériel. Rendre le coût des appareils auditifs transparent est pourtant, selon nous, une condition nécessaire de toute discussion éventuelle sur laugmentation du remboursement par lassurance obligatoire ou par lassurance complémentaire mutuelliste. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-societe-1-appareils-auditifs_tcm49-74540.pdf
Titre : Comment aider des patients atteints de COVID-19 long ? (2022) Auteurs : Sigrid Vancorenland Type de document : Article Dans : Santé & société (1, Avril 2022) Article en page(s) : p. 58-62 Langues: Français Descripteurs : HE Vinci
Enquêtes et questionnaires ; Expression des besoins ; Recherche qualitative ; Remboursement par l'assurance maladie ; Syndrome post phase aiguë de la COVID-19Mots-clés: Centre Fédéral dExpertise des Soins de Santé (KCE) Résumé : Cet article présente une synthèse du rapport « Besoins et suivi des patients atteints de COVID long », publié par le Centre Fédéral dExpertise des Soins de Santé (KCE) en 2021. Ce rapport nous offre un aperçu des besoins et des vécus de personnes atteintes de COVID-19 long sur la base dune large enquête réalisée auprès des patients. Il formule également un certain nombre de recommandations, telles que lintroduction dun bilan interdisciplinaire, lélaboration de supports dinformation, la mise en place dune campagne de sensibilisation et lacréation dun comité scientifique COVID-19 long. Disponible en ligne : Oui En ligne : https://www.mc.be/media/sante-societe-1-covid-long_tcm49-74538.pdf