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Titre : | De lagriculture conventionnelle à lagriculture paysanne, quelles différences de composition nutritionnelle, analyses et limites |
Auteurs : | Sarah HOUNHANOU, Auteur ; Alexandra Gâtel, Promoteur ; M. Roberfroid, Promoteur |
Type de document : | Travail de fin d'études |
Editeur : | Woluwe-Saint-Lambert : Haute École Léonard de Vinci, 2020 |
Langues: | Français |
Index. décimale : | TFE - Diététique |
Résumé : |
Introduction : Les liens entre lalimentation et la santé sont, depuis très longtemps, au cur de nombreux débats. La qualité nutritionnelle de lalimentation est multifactorielle. Lagriculture conventionnelle, de plus en plus intensive, est désormais associée à de nombreuses pathologies de civilisation. En opposition, une agriculture plus durable tend à inverser la tendance. Celle-ci participe à une prise de conscience grandissante quant à notre santé et à notre environnement.
Cette observation pose question. Existe-t-il de réelles différences nutritionnelles entre aliments issus dune agriculture conventionnelle et aliments issus dagricultures plus durables ? Ce travail de fin détudes tente déclaircir ce sujet complexe en sappuyant sur la littérature scientifique relative à la santé ainsi quà lagriculture et lenvironnement. But : Le but de ce travail est de faire état des différences existant entre les différents types dagriculture, ceci en vue daider les diététiciens à informer et guider les patients dans leurs choix alimentaires. Un outil informatif a également été créé afin que les diététiciens puissent mener à bien ce travail de guidance. Matériel et méthode : Le travail a consisté en une étude de la littérature scientifique relative aux différences de compositions nutritionnelles entre denrées alimentaires issues de productions conventionnelles et biologiques. Les publications européennes des cinq dernières années ont été privilégiées. Cette recherche documentaire a été menée de novembre 2019 à février 2020. Ceci par le biais de bases de données bibliographiques ainsi que de moteurs de recherche médicaux et scientifiques, sur base de descripteurs pertinents et de critères de lecture. Des rencontres avec des experts en matière dagriculture, dalimentation et de durabilité furent également organisées. Lobjectif étant dapporter une réflexion critique concernant les aspects positifs et négatifs des différents types dagriculture, pouvant avoir un impact aussi bien sur la santé que sur lenvironnement. Enfin, le travail a abouti à la création dun outil informatif reprenant les grandes caractéristiques des principaux modèles agricoles que sont lagriculture biologique, raisonnée et conventionnelle. Résultats : Daprès la littérature scientifique, peu de preuves attestent que le bio est meilleur que le conventionnel. Les principaux nutriments demeurent présents en quantités généralement similaires. Quelques tendances demeurent cependant en faveur du bio concernant les teneurs en acides gras oméga 3 des produits laitiers et de la viande bio. De manière générale, les micro-nutriments et les antioxydants seraient légèrement plus présents en culture biologique. Labsence fortement réduite de pesticides en agriculture biologique constituerait également lun de ses principaux avantages. Enfin, consommer régulièrement des produits biologiques réduirait les risques de maladies allergiques, de surpoids ou encore dobésité. La mesure des effets dun type dagriculture sur la santé demeure néanmoins complexe ; la santé et la qualité nutritionnelle des aliments étant toutes deux multifactorielles. Sajoutent à cela des coûts liées aux études souvent trop élevés, ayant pour cause un manque de données scientifiques hautement fiables. Conclusion : Malgré un engouement croissant au sein de la population envers une agriculture plus durable, trop peu de preuves existent encore à ce jour afin daffirmer avec certitude une supériorité nutritionnelle de lalimentation biologique par rapport à la conventionnelle. De nouvelles études épidémiologiques et interventionnelles sur un plus grand nombre dindividus et de plus longue durée sont nécessaires. Cependant, la bio dans son ensemble, qui promeut des habitudes alimentaires plus durables, de saison, locales, choisissant des variétés diverses, anciennes, plus résilientes et parfois même plus riches sur le plan nutritionnel, serait davantage en lien avec une alimentation équilibrée et un mode de vie sain ; domaine dans lequel le diététicien a un grand rôle à jouer. |
Accès : | Identifiez-vous avant d'accéder au document électronique |
Disponible en ligne : | Oui |
Lieu du stage : | Institut Paul Lambin - Bruxelles |
Département du TFE : | Diététique |